Courte nouvelle de fiction : Totalitary!

Courte nouvelle de fiction : Totalitary!

3 octobre 2018 1 Par Élodie

Aujourd’hui sur le blog nous souhaitons vous offrir un article différent de ce que vous lisez d’habitude. L’équipe du site Beaute.Fashion a reçu par email le message d’une jeune étudiante qui souhaitait faire partager ses textes et histoires sur internet. Ainsi nous allons vous proposer une courte nouvelle de fiction sur le thème du totalitarisme, en deux partie.  Bonne lecture =)

Courte histoire nouvelle de fiction sur le totalitarisme - Blog Beauté. Fashion

"Totalitary!" proposé par Valentine.

Première Partie (5 minutes)

Mark Tuan était un jeune étudiant. Bien qu’un peu téméraire et impulsif, il était loyal et courageux. Il menait une vie plus ou moins tranquille dans un modeste appartement non loin des quartiers huppés de Canberra. Ce matin-là, alors qu’il dégustait sa tartine, la télévision attira son attention. La présentatrice du journal télévisé présentait le sommaire d’aujourd’hui. L’un des sujets était la nouvelle loi mise en place. Mark savait que tout cela n’allait pas lui plaire. Depuis qu’Irène, la représentante du parti Dérévelt, avait pris le pouvoir par un coup d’Etat, la vie changeait petit à petit.

 

Tout cela a commencé avec le port d‘un bracelet rose, à l’effigie de cette femme, pour prouver l’appartenance au parti. Ce bijou, sur lequel se trouvait son visage, aussi joli soit-il, Mark le détestait. Le jeune homme savait que la population était prise au piège avec une personne pareille à la tête du pays. Et il avait bien raison. Venait d’être annoncée l’installation d’un système de contrôle aux aéroports et aux ports avec, en prime, le rejet des immigrés africains. Mark devait prévenir ses amis, il fallait qu’ils réagissent avant que toutes leurs libertés ne soient supprimées. Il enfila sa veste sans oublier le petit bracelet pour éviter de se faire remarquer. Il envoya un message aux autres pour leur donner rendez-vous.

Courte histoire nouvelle de fiction sur le totalitarisme - Blog Beauté. Fashion

En passant par la place publique, le blondinet remarqua une toute nouvelle statue. Elle était très belle, très bien réalisée mais ce qui gâchait l’œuvre c’était ce qu’elle représentait. C’était elle, à nouveau, avec, cette fois, une inscription rajoutée sur le socle « Une seule patrie, une seule guide, une seule créatrice ». Il se retint d’hurler que tout ce manège était du grand n’importe quoi et continua son chemin. Quelques minutes plus tard, il arriva devant leur « Q.G » comme ils aimaient l’appeler. C’était un bâtiment désaffecté avec un sous-sol qu’ils avaient aménagé. Personne ne connaissait cet endroit à part les cinq compagnons. Chacun d’entre eux était d’un endroit différent de la ville et Mark était le plus loin, par conséquent, le dernier arrivé.

– Nous sommes en état d’urgence les gars. On doit agir et ouvrir les yeux aux gens, s’exclama-t-il en pénétrant dans la petite pièce.

– Tu as raison mais tu sais pertinemment qu’on ne peut pas débarquer au milieu des rues, des mégaphones à la main, puis crier sur tous les toits ce que l’on pense de ces lois et de leur créatrice, rétorqua Joshua.

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Ce dernier était très intelligent, perspicace et futé. C’était lui qui, la plupart du temps, en remettait certains sur le droit chemin avant qu’ils ne fassent quelque chose de stupide. Et ceux qui se faisaient le plus souvent reprendre étaient Mark et Johnny, tous deux impétueux. Félix, que l’on pouvait considérer comme le meneur et qui était d’origine coréenne, intervint :

– Joshua n’a pas tort. Quelqu’un sait pourquoi une surveillance a été mise en place ?

– Pour protéger la population des possibles dangers extérieurs et préserver la culture locale ont-ils dit. Cependant, je suis  convaincu qu’il y a quelque chose de plus douteux derrière tout cela, répondit Jacob.

 

Jacob était le plus jeune d’entre eux, le plus discret et le meilleur en arts martiaux. Mark allait reprendre la parole mais il fut interrompu. Au dessus d’eux, un bruit de pas précipités les avertit. Ils mirent à exécution le plan qu’ils avaient maintes fois répété. Chacun caché derrière un mur ou un meuble, Joshua et Jacob leur couteau à la main. La porte s’ouvrit dans un fracas et se referma rapidement, puis, plus aucun bruit. Le seul son distinct était celui d’une respiration saccadée. Tous attendaient le signal de leur meneur pour se ruer sur l’intrus. Seulement, ce signe ne vint jamais. Au lieu de cela, ce dernier sortit de sa cachette calmement, les mains en l’air, la tête baissée. Puis, il releva légèrement les yeux, un petit sourire en coin.

– Je me doutais que tu ne faisais pas partie de ces troupes qui nous surveillent.

– Tu as toujours été perspicace, taquina l’autre.

– Qui est-ce ?

– Lucas, se présenta-t-il. Je cherchais cet endroit mais une patrouille m’a reconnu et m’a poursuivi. Je les ai semés à quelques pâtés de maisons d’ici.

– Tes poignets, montre-les nous, ordonna Mark.

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Le nouveau venu s’exécuta. Il ne portait pas de bracelet, ni aucune marque d’appartenance au parti.

– Tu es bien imprudent petit, ricana le grand futé. Tu ne devrais pas sortir sans ce ridicule bijou même si tu n’adhères pas à cela. Regarde-nous, on le porte tous, même ces deux grands imbéciles, rajoute-il en désignant Johnny et son voisin.

– Je lui ai dit de nombreuses fois, mais mon cher cousin semble vouloir s’obstiner.

Le coréen poursuivit :

– Lucas, je vais te faire une proposition. Tu peux nous rejoindre, nous aider à faire tomber la gouvernante du pays et ses conseillers mais il faut que tu aies un minimum de courage et, surtout, que tu obéisses à mes ordres. Ou bien tu peux repartir, seul.

– Ai-je vraiment le choix ?

– Bien sûr, mais l’un est meilleur que l’autre.

– C’est d’accord. Je vous suis.

– Bienvenue parmi nous.

 

Suite à son ralliement, Lucas avait pris connaissance de toutes les informations importantes et du début de leur machination. Ils passèrent l’après-midi entière à revoir les éléments prioritaires. Aux alentours de 20 heures, des sirènes retentirent au dehors.

– Mais c’est quoi encore ce vacarme ? s’indigna Mark.

Comme seule réponse, un de ses acolytes alluma la radio. Une voix grésillante s’éleva « Le couvre-feu de 22 heures s’applique dès ce soir. C’est une décision que la dirigeante du pays a prise ce matin, peu de temps après la nouvelle loi annoncée. Selon elle et ses conseillers, la productivité sera meilleure et le travail plus productif ».

– La situation devient critique. Le temps presse, si l’on ne se hâte pas Irène va prendre ses aises et nous ne pourrons plus rien faire.

– Le nouveau a raison. Notre stratagème doit être parfaitement mis au point pour dans deux ou trois semaines maximum. Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre notre objectif. En attendant rentrez tous chez vous et restez sur vos gardes. Reposez-vous bien, à demain.

Ils repartirent chez eux après avoir fixé une heure précise pour le lendemain. Dans les rues, les habitants se pressaient de peur de se faire reprendre. Lorsqu’il rentra chez lui, Mark se mit à réfléchir intensivement à un moyen qui pourrait faire avancer leur plan plus vite. Ils manquaient de temps, le temps était quelque chose de très précieux de leurs jours. Il ne fallait pas l’épuiser inutilement.

 

C’est la fin de cette première partie. Nous espérons qu’elle vous a plu ! Retrouvez sans plus tarder la suite et fin de cette histoire. La seconde partie de la courte nouvelle de fiction Totalitary!!